Rando à Erdeven le 12 03 2026 . 33 randonneurs ont marché 11,300km vers Saint Laurent et Kercadio !! rando un peu boueuse !!!
Erdeven, c'est avant tout des kilomètres de plage appréciées en toute saison au coeur du Grand site de France Dunes Sauvages de Gâvres à Quiberon. Faites une balade sur chacune de ces plages pour découvrir celle qui correspond le mieux à vos aspirations de détente, de sports nautiques et de jeux en famille dans le Morbihan, à deux pas de la Ria d'Étel !
Côté terre, Erdeven saura également vous séduire avec le site mégalithique de Kerzerho et ses géants de pierre, accessibles toute l'année. Profitez d'une balade de 2h environ à travers les bois jusqu'à l'imposant dolmen de Crucuno. Des visites guidées sont organisées en saison par l'Office de tourisme pour découvrir le site.
À pied, de nombreux circuits de randonnée vous invitent à découvrir les villages et sites mégalithiques de la commune. À vélo, sillonnez les circuits dédiés ou empruntez la Littorale (voie verte ou V45) pour vous rendre à Quiberon ou Étel.
Puis, flânez dans le parc de Kéravéon, bel espace boisé idéal pour profiter des 57 essences d'arbres, du parcours de santé, de l'aire de jeux... à vélo, en trottinette et avec les poussettes. Petit coin méconnu du parc, l'île d'Amour est accessible par un petit pont de bois.
C'est à Pierre de Talhouët, issu d'un cadet de la maison de Pluherlin prénommé Guillaume, que l'on attribue la création de Keravéon en Erdeven, vers 1330-1350. Les Talhouët de Keravéon resteront maîtres des lieux jusqu'en 1761. Les Talhouët d'Erdeven avaient pour armoiries : un losange en bannière d'argent et de sable. Ce blason figure en plusieurs endroits dans l'église paroissiale et sur l'enceinte de la cour du château. Par voie de mariage la seigneurie et son domaine passent successivement aux mains des Cambout de Coislin, Adélaïde de Botderu, puis les Soussay . Du logis médiéval on ne trouve plus traces à l'exception peut-être des parties basses du logis-tour rénové au XIXe siècle.. Il subsiste par contre les défenses sud de la basse cour : murs, porte à pont-levis, douves, parapets et échauguettes d'angles du XVIIe siècle, ensemble décrit en partie dans la déclaration de 1683 . Le logis du XVIIIe siècle fut partiellement détruit à la Révolution. On reconnaît toutefois dans le portail d'entrée l'inspiration classique, ainsi que la remarquable orangerie récemment restaurée. Le colombier qui remonte à la même période est en ruines.. C'est à l'époque d'Adélaïde de Cambout de Coislin, épouse de Victor de Botderu, comtesse de Botderu de Keravéon, que le château fut entièrement rénové. La comparaison des plans cadastraux anciens atteste de modifications importantes entre 1811 et 1845 : Intégration du bâtiment nord-ouest, actuel donjon, dans l'alignement d'un nouveau logis à l'est de la cour ; extension de celui-ci et construction de la galerie en façade ouest ; diminution de la largeur des douves sud ; destruction d'un corps de bâtiment ouest, laissant la place à un nouvel accès occidental à la cour ; construction des communs et écuries en arc de cercle au sud de l'enceinte du château ; construction des deux tourelles devant le portail XVIIIe siècle, à l'entrée sud du parc ; nouveau tracé des jardins d'agréments dans l'enclos du parc. Plus précisément, entre 1822 et 1823, l'ancien donjon est complètement rénové aux frais de l'administration car cette tour sert d'amer aux navires qui croisent au large des côtes d'Erdeven .
En navigation, un amer est un point de repère fixe et aisément reconnaissable de loin, placé volontairement dans ce but (phare, signal) ou non (clocher, monument).
Dans un château fort ou une fortification, une échauguette est une petite pièce carrée, polygonale ou cylindrique, le plus souvent construite en encorbellement et dotée de mâchicoulis et de meurtrières, destinée à abriter un guetteur et à lui permettre d'avoir un champ de vision complet sur le secteur .
Les anciennes écuries
transformées en gîte .
A la campagne, on cuisait généralement encore à domicile aux alentours de 1900, dans des fours pouvant contenir 15-25 pains et qui étaient chauffés au bois. La cuisinière à gaz ou la cuisinière électrique n'existait pas encore à cette époque. Tout le monde ne disposait toutefois pas d’un four à pain. Ils étaient généralement réservés aux grandes fermes. La cuisson avait lieu une fois par semaine.
Lorsqu'ils ne possédaient pas de four à pain, les gens pouvaient faire cuire leur pain chez un voisin ou dans un four à pain communautaire. Un tel four existait souvent dans les villages .
Un four à pain était souvent aussi installé dans la gare locale ou dans la maison du garde-barrière. Au cours des périodes 1880-1890 et 1926-1930, la plupart des gares des chemins de fer étaient pourvues de tels fours à pain. On pouvait également apporter ses pâtons à un boulanger afin de les faire cuire.
Lorsque les gens faisaient cuire leur pain dans un four commun ou chez le boulanger, ils y apposaient une marque de propriété ou un signe de reconnaissance. Cette marque était souvent apposée à l'aide d'une marque à pain, qu'on enfonçait dans la pâte.
Un ancien four à pain .
La servitude concernant l'utilisation du puits
Selon la tradition, le nombre de plots ou boules sur le dessus du linteau indique le nombre de familles qui étaient autorisées à y puiser de l'eau. Ce droit correspondrait initialement à celles ayant permis de creuser le puits. En fait, rares étaient ceux pouvant s'offrir un puits.
Édifiée au début du XVIème siècle dans le style gothique flamboyant, la chapelle fut commanditée par la famille de Talhouët de Keraveon.
Elle peut se rapprocher de la chapelle Notre-Dame de Recouvrance, située dans le bourg : plan rectangulaire, contreforts d'angles avec des pinacles fleuris, portes en anse de panier et fenêtres en arc brisé.
Elle est dédiée à Saint-Laurent, jeune diacre martyrisé sur le feu le 10 août 258.
Ce saint est invoqué pour la guérison des brûlures.
Un tableau de Saint Laurent en diacre, portant une palme et tenant le gril de son martyre, est accroché côté nord.
Comme souvent en Bretagne la porte sud est plus large et très ornée alors que la porte ouest, censée être l'entrée pincipale, est très modeste.
La chapelle possède toujours sa première cloche qui date de 1680. Elle ne fonctionne plus mais est exposée près de l'autel.
Autre élément original, un cadran solaire orne le contrefort au sud-est : différents animaux décorent la corniche. On peut ainsi observer lapin, cerf, coq et lion sculptés dans la pierre.
Manoir, puis château de Kercadio (Erdeven)
Siège d'une seigneurie qui apparaît dans les sources de la fin du Moyen Âge, Kercadio doit son nom à la famille de Kercadiou, dont Alain est nommé lors de la réformation du domaine ducal en 1427. A compter de 1466, ce sont les de Larlan qui deviennent seigneurs de Kercadio et de Coëtquintin en Ploëmel et le resteront jusqu'à la fin du 17e siècle.
La chapelle est d'origine du 15e siècle, remaniée à l'époque moderne. L'ancien logis-tour, probablement construit sur les bases d'un édifice médiéval, remonte à la fin du 16e siècle, début 17e siècle. Cette partie de l'actuel château est la plus ancienne, en élévation, probable vestige du manoir de Kercadio, cité dès 1427 dans la paroisse d´Erdeven . Cependant, bien qu'elle reprenne le plan d'un logis-tour de la fin du Moyen Âge, cette construction date de la fin du 16e début du 17e siècle, comme l'indiquent les cheminées des trois salles superposées, les ouvertures du rez-de-chaussée et les portes de la tour d'escalier, dont les meurtrières pour armes à feu légères sont sans doute des aménagements liés aux conséquences de la Ligue.
A l'époque ce sont les de Larlan qui jouissent de la seigneurie de Kercadio. En 1595, le seigneur écuyer de Larlan a la garde de toute la côte de Quiberon jusqu'au bras de mer d'Etel . En 1625, Pierre de Larlan est conseiller au Parlement de Bretagne. La façade ouest de ce logis est remaniée par le percement de hautes fenêtres au 18e siècle, dans l'esprit de celles du château, rénové à l'époque des Gouyon de Vaudurant. , Nommé le pavillon en raison de la forme de sa toiture, il sert de cuisine, de buanderie et de logis pour les domestiques . Une carte postale du début du 20e siècle, montre qu'il était encore couvert d'une charpente vers 1910-1920. Cet ancien logis est actuellement très dégradé. Ces ruines sont protégées (ISMH) depuis 1998.
Les communs est et ouest sont de la seconde moitié du 17e siècle. Au 18e siècle le domaine passe aux mains des Gouyon de Vaudurand, bâtisseurs du nouveau logis, dont Jean-Louis Gouyon de Vaudurant, évêque de Saint-Pol-de-Léon, qui y décède en 1780. La date 1780 d'une écriture malhabile portée sur le piédroit de la grande porte du logis ne peut correspondre à des travaux. A la Révolution le domaine appartient au marquis de Rougé. L'orangerie et le colombier (détruits partiellement ou en totalité) sont représentés sur les plans .
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